12/24 – Escapade belge/flamande ¬ Abbaye Notre-Dame d’Orval

Notre-Dame d’Orval : abbaye cistercienne belge située dans les Ardennes à Villers-devant-Orval, non loin de la frontière française, et fondée au XIème siècle par l’Ordre des Bénédictins.

Son origine remonte précisément à 1070, alors qu’un groupe de bénédictins venu de Calabre (Italie) décide de s’installer sur ce vallon isolé en cœur de forêt et à proximité d’un cours d’eau. Les terres sont cédées en usufruit par Arnoul Ier de Chiny (comte de Chiny, entre l’extrême Sud-Ouest de l’actuelle province belge du Luxembourg et le Nord-Ouest du département français de la Meuse) et Conrad Ier de Luxembourg (aussi fondateur en 1083 de l’Abbaye d’Altmünster, monastère bénédictin luxembourgeois).

Au bout d’une quarantaine d’années, les bénédictins quittent les lieux sans raison apparente. En 1110, le comte Othon (Otton II de Chiny, fils d’Arnoul Ier et Adélaïs de Ramerupt-Roucy) accueille à leur place une communauté de chanoines réguliers de Saint-Augustin (confédération religieuse de plusieurs instituts chanoines, érigée en 1059 par le pape Jean XXIII).

Un peu plus tard, une nouvelle église dédiée à Notre-Dame est inaugurée le 30 septembre 1124 par Henri de Blois, évêque de Verdun.

Le monastère héberge aujourd’hui une communauté de moines cisterciens-trappistes.

Son passage à l’Ordre Cistercien date de 1131, après que Bernard de Clairvaux (de l’abbaye cistercienne de Clairvaux dans l’Aube) y a envoyé dans ce but, le 9 mars, huit moines de l’abbaye de Trois-Fontaines (Diocèse de Châlons-en-Champagne, Marne), dont le frère Constantin en deviendra le premier supérieur. 

Malgré les destructions successives de l’abbaye, l’ordre a prospéré en son sein jusqu’à aujourd’hui après que, en 1927, un groupe de frères cisterciens-trappistes venu de l’abbaye Notre-Dame de Sept-Fons s’y soit installé, a fondé un prieuré et entamé les reconstructions sous la direction de Marie-Albert Van Der Cruyssen (moine cistercien provenant de l’abbaye de La Trappe et premier abbé de la nouvelle abbaye reconstruite, décédé en 1955 à Orval).

En 1935, le monastère retrouve son statut d’abbaye autonome en plus d’une activité brassicole, toujours effective. 

D’après la légende, le nom Orval découlerait de la Comtesse Mathilde de Toscane (femme de guerre au service du pape Grégoire VII, surnommée « Jeanne d’Arc italienne ») à qui, vers 1076, une truite émergeant du ruisseau local aurait miraculeusement rendu son alliance dorée perdue et face à laquelle la veuve aurait clamé « vraiment, c’est ici un val d’or ! ». Avec le temps et par biais de folklore, le nom a dérivé en « Orval ».

La truite et l’anneau en question ornent désormais les fameuses bouteilles de bières Orval, et constituent le logo de l’abbaye et de ses productions.

Le cours d’eau du site, lui, s’achève par le bassin de la « fontaine Mathilde », créé au XXIème siècle. Il perpétue la légende et alimente la brasserie d’Orval. Son eau est potable et peut être bue sur place et dans les boissons. 

Nb : une hypothèse plus pragmatique voudrait que le nom « Or-val » dérive plutôt du principal matériau local utilisé en grande partie dans la construction des édifices : une pierre jaune-dorée souvent broyée et reconstituée (par exemple en colonnes de l’abbaye). 

L’existence de l’abbaye Notre-Dame d’Orval n’a pas été de tout repos. Investie par plusieurs ordres religieux et maintes fois détruite puis reconstruite, son histoire est visible aujourd’hui sur site grâce à la présence des ruines conservées à côté de la dernière version édifiée de l’enceinte monacale.

Du XVème au XVIIIème siècle, les guerres – notamment entre le royaume de France et l’Empire Saint-Empire romain germanique (962-1806) – n’ont pas épargné sa carrure. 

Après une période d’environ quatre siècles plutôt prospère – de développement spirituel et économique, grâce entre autres aux fabrications sidérurgiques en place depuis le passage de Charles Quint à l’abbaye en 1529 –, les premiers conflits la font tomber et une première reconstruction a lieu en 1533

Plusieurs exemples de conflits destructifs successifs :

 En pleine guerre de Trente Ans (série de conflits armés sur l’ancien territoire européen, du 23 mai 1618 au 24 octobre 1648, opposant notamment le camp des Habsbourg d’Espagne, le Saint-Empire germanique soutenu par la papauté, les États allemands protestants et leurs alliés, les Provinces-Unies des Pays-Bas, les pays scandinaves et la France, et marquant des affrontements religieux et politiques entre protestantisme & catholicisme ainsi que féodalité & absolutisme), quelques années après la mort de l’abbé de Montgaillard (Bernard de Percin de Montgaillard, né en 1562 et mort en 1628 à l’abbaye d’Orval, moine cistercien français de la tradition des Feuillants et abbé d’Orval jusqu’à son décès – il est aussi réputé pour sa verve contre Henri IV), l’abbaye est pillée et incendiée le 2 août 1637 par les soldats huguenots du maréchal de Châtillon (Gaspard III de Coligny).

 La présence d’un premier janséniste (mouvement religieux-philosophique-politique qui respecte notamment la doctrine de Saint-Augustin d’Hippone, qui se distingue par un rigorisme moral et une hostilité envers d’autres courants religieux tels que les jésuites, et qui est fortement opposé à l’absolutisme royal de l’époque) à Orval en 1679 prolonge les conflits spirituels et fragilise davantage l’abbaye.

 En 1782, l’église de l’abbaye est bénie puis consacrée en 1783. Le 23 juin 1793, les troupes révolutionnaires françaises envahissent la principauté de Liège et les Pays-Bas autrichien, et frappent l’abbaye dans sa course. Les bâtiments, anciens et nouveaux, sont à nouveau détruits et incendiés. Les moines sont forcés au départ et se réfugient au Luxembourg et à Montmédy. 

 En 1795, la communauté est dispersée et ses biens, pillés, sont vendus comme « domaines nationaux » (biens immobiliers et mobiliers de l’Église, de la Couronnes et de la noblesse, réquisitionnés au début de la Révolution française puis vendus afin de résoudre la dette de 1788) – à l’exception du peu ayant été récupéré in extremis par quelques moines revenus sur les lieux (par exemple les archives et une partie de la bibliothèque).  

 En décembre 1796, l’abbaye et ses communautés sont abrogées. En 1799, les rares moines survivants refusent la constitution civile du clergé et le serment de haine à la royauté (instauré le 10 mars 1796 sous le Directoire – régime politique français de type directorial en place durant la Première République à la suite de la Révolution –, à destination des fonctionnaires publics de tous les cantons, des employés du gouvernement et des religieux qui avaient pour obligation de déclarer publiquement leur attachement à la République et leur haine de la royauté, sous peine d’arrestation et d’emprisonnement).

Poursuivis par le pouvoir en place, ils sont obligés de se cacher et d’abandonner leurs fonctions. L’abbé sera emprisonné jusqu’à sa mort, les autres envoyés aux bagnes de l’île de Ré ou de Guyane. 

 Le dernier moine d’Orval, Dom Célestin Oswald, meurt en 1849 à Trêves, sud-ouest de l’Allemagne. Les forges cessent de fonctionner un peu après en 1850 et s’ajoutent aux autres vestiges encore en place. 

En 1862, ils sont qualifiés de « ruines romantiques » et inspireront de nombreux noms de l’époque comme Victor Hugo. 

 De 1926 à 1948, une nouvelle abbaye est construite à côté de la médiévale en ruine, à la suite de l’arrivée d’un nouveau groupe monastique cistercien-trappiste provenant de l’abbaye Notre-Dame de Sept-Fons (Allier) et du Brésil, à qui la famille de Harenne, propriétaire, offre les lieux.  

Les plans et le suivi de chantier sont exécutés par l’architecte Henri Vaes (1876-1945), aussi à l’origine du dessin « en quille » de la mythique bouteille des bières Orval. 

Les travaux débutent par la restauration des bâtiments restants à l’entrée de l’abbaye (autour de la « cour des aumônes » et de l’ancienne chapelle Sainte-Marguerite – devenue chapelle Saint-Bernard en septembre 1927 à la suite de sa consécration –) et par l’ancienne salle des hôtes dont un pignon remonte au XIIIème siècle.

Dans le même temps, en mars 1927, la vie monastique renaît puis une brasserie voit le jour en 1935. Grâce à cette activité, une partie des reconstructions peut être financée, en plus de quelques mécénats privés et publics. 

Nb : les caves du XVIIIème siècle ont servi d’une part de fondations au nouveau monastère, d’autre part d’oratoire jusqu’en 1939.

Désormais, elles sont restaurées et offrent aux visiteur/euses un musée historico-pédagogique ainsi qu’espace d’art.

Nb bis : de manière générale, les aménagements muséographiques et les scénographies mises en place tout au long de la visite sont à la fois belles et pertinentes, justement dosées et bien intégrées. Cela vaut tant pour la première partie historico-pédagogique, pour les installations artistiques extérieures et des caves, et enfin pour les vestiges archéologiques et fragments décoratifs. Les éléments de découverte du lieu, de compréhension de son histoire et d’apprentissage des techniques employées au sein de la vie monastique – notamment brassage avec détails des processus – sont clairs et facilement appréhendables, complets bien que courts, ludiques. On en sort forcément grandi.e de connaissances !

En 1948, c’est la consécration de l’église abbatiale.

Les frères d’Orval font partie de l’O.C.S.O. (Ordre Cistercien de la Stricte Observance – dont les membres sont usuellement nommés Trappistes), ordre monastique contemplatif (comprenant des moines cisterciens et des moniales bernardines) de l’Église Catholique Romaine dont l’origine remonte à 1098.

Comme tout.e adepte bénédictin.e, ils suivent la Règle de Saint-Benoît ora et labora : « prière et travail », et certaines règles originelles de Cîteaux telles que silence perpétuel, abstinence totale de viande, travaux manuels pour tous, longues périodes de jeûnes, etc. 

Leur quotidien est rythmé par 7 offices successifs dont le premier débute à 5h du matin. Le reste de la journée est dédié aux tâches communes ou individuelles de production et gestion qui contribuent à leur subsistance et à l’entretien des lieux. 

Auparavant, la proximité de gisements de minerai de fer et de charbon de bois issu de la forêt proche permettait une importante activité sidérurgique sur le site de l’abbaye et dans ses domaines proches de Buré-Villancy et du Dourlon (elle est notamment à la tête des premiers hauts-fourneaux de Lorraine). 

Depuis 1926, les autres travaux ont évolué en fonction des circonstances et du nombre de moines. 

Jusqu’en 1975, l’activité agricole d’élevage (porcs, moutons, vaches laitières) était en pôle position à côté de celle potagère. 

Aujourd’hui, grâce aux travaux hydrauliques successivement réalisés (construction d’une turbine alimentée par l’étang noir dans les années 30, station autonome d’épuration des eaux usées, circuit d’échanges entre les eaux chaudes et froides, etc.), l’utilisation de l’eau de source directe pour fournir l’énergie à l’ensemble des bâtiments (dont brasserie) ainsi que le travail forestier (exploitation du domaine + production de bois de chauffage) perdurent. 

Ces activités répondent entre autres à une volonté de sobriété énergétique et économique, et tendent à assurer une neutralité carbone à l’abbaye (l’électricité est d’ailleurs produite par la méthanisation des déchets de la brasserie). 

Enfin, le reste des temps de travail est dédié à la vie de la communauté en elle-même et avec les autres (entretien des bâtiments, restauration, nettoyage, accueil des hôtes, transactions, communication, travaux intellectuels, créations artistiques, gestion du site, etc.), et un petit temps subsiste pour le repos, propice à la concentration spirituelle. 

Bières trappistes (protégées par l’appellation ATP : Authentic Trappist Product)
Fromages (depuis 1928 – 1932 au sein-même de l’abbaye, bénéficiant aussi du label ATP)
Bonbons au miel (ruchers du domaine)
Pains
Savons

Nb : auparavant, des produits pharmaceutiques et herboristes étaient produits et vendus sur place. Aujourd’hui, cette activité n’existe plus mais l’ancienne pharmacie peut être visitée. Un jardin aromatique est toujours cultivé et peut être apprécié par les gens de passage.

« Authentic Trappist Product », KESAKO ?

Cette appellation, créée en 1997 par l’AIT (Association Internationale Trappiste), définit 3 facteurs stricts de labellisation : 

 Les produits doivent être fabriqués dans l’enceinte de l’abbaye qui est évidemment d’obédience cistercienne – donc trappiste – (c’est le cas d’Orval dont l’implantation de la brasserie a été décidée afin de se trouver à proximité de la source d’eau « Mathilde » et d’utiliser son eau pure).

 Les productions doivent se faire a minima sous contrôle strict des moines ou moniales cistercien.nes, au mieux par eux ou elles-mêmes (ici, le faible nombre de moines d’Orval ne permet pas d’assurer une production de leurs propres mains, c’est pourquoi le brassage est délégué mais bien supervisé de près par eux-mêmes – contrôle des recettes, étapes de production, qualité produit, volumes, postes employés, etc.).

Cela veut aussi dire que si les moines quittent l’abbaye, alors les produits perdent leur label, même s’ils continuent à être fabriqués sur le domaine. 

 Les revenus obtenus des produits ATP doivent revenir à la communauté monastique pour son propre entretien, et les bénéfices doivent être reversés à des œuvres caritatives, à la solidarité au sein de l’Ordre Trappiste et à d’autres abbayes dans le besoin. 

La licence ATP est délivrée pour un produit ou une catégorie de produits et est valable 5 ans. Elle concerne essentiellement les bières Trappistes® mais peut être appliqué à d’autres variétés tels que pains, fromages, liqueurs, etc.

Pour les bières, seules celles possédant le label officiel ATP peuvent être appelées « bières trappistes ».

En ce sens, il faut retenir que toutes les bières trappistes sont des bières d’abbaye alors que toutes les bières d’abbaye ne sont pas des bières trappistes !

Brasseries trappistes authentiques, combien ?

Dans le monde, seules 11 brasseries abbatiales bénéficient du label ATP, dont 5 en Belgique (les + anciennes) :

Orval (Notre-Dame d’Orval, Belgique) ⇢ bières + fromages Trappistes®
Chimay (Notre-Dame de Scourmont, Belgique) ⇢ bières + fromages Trappistes®
Westmalle (Notre-Dame-du-Sacré-Cœur, Belgique) ⇢ bières + fromages Trappistes®
Westvleteren (Saint-Sixte de Westvleteren, Belgique)
Rochefort (Notre-Dame de Saint-Rémy, Belgique)
La Trappe (Notre-Dame de Koningshoeven, Pays-Bas) ⇢ bières + fromages + pains + biscuits + chocolats + confitures + miel Trappistes®
Gregorius (Stift Engelszell, Autriche)
Zundert (Notre-Dame-du-Refuge, Pays-Bas)
Tre Fontane (Italie)
Cardeña (San Pedro de Cardeña, Espagne) ⇢ bières + liqueurs Trappistes®
Tynt Meadow (Mount Saint Bernard, Angleterre)

D’autres produits sont labellisés ailleurs, comme les chocolats de l’abbaye Boa Vista (Brésil) et les confitures du prieuré de Klaarland (Belgique).

La production actuelle des bières trappistes découle d’une longue tradition brassicole monastique (produisant le « pain liquide ») – à vrai dire, à peu près celle à l’origine du brassage à grande échelle et reproductible en Europe –. 

Au XVIIIème siècle, le houblon était même cultivé à côté du monastère ; la fabrication était donc assurée de A à Z (comme Zytho) !

Actuellement, la brasserie et la fromagerie n’emploient que du personnel laïc (à l’exception de certaines tâches), bien que l’ensemble reste sous la supervision des moines. 

La brasserie n’est malheureusement pas visitable en dehors de l’unique date d’ouverture annuelle qui a lieu en septembre (pour cette fois, c’était donc loupé de mon côté, snif).On peut sécher ses larmes dans le bar-restaurant attenant à l’abbaye, au sein duquel des dégustations sont possibles (Orval classique jeune 6.2° ABV + Orval classique vieilli au moins 1 an 7.2° ABV + référence inédite à la pression : Orval vert 4.5° ABV, non-bretté et + houblonné que ses consorts que nous lui connaissons davantage). 

Nb : il faut adapter son langage à l’usage local : on dit « UN Orval » (donc « des Orvaux »). 

En réalité, seules 2 recettes sont brassées à Orval, dont une seule commercialisée à l’extérieur (la « Classique »).

Il est cela dit possible de goûter à différents stades de vieillissement du classique qui, comme pour certains vins, peut se conserver longtemps à température de cave (surtout grâce à sa levure particulière du genre Brettanomyces). C’est bien là un intérêt non-négligeable !

Orval Classique : le plus commun, à l’étiquette bleue dans le commerce.
⇒ Bière ambrée mordorée de fermentation haute, alc. 6.2% vol. (quand est jeune), houblons spécifiques et levures Brett (initialement probables fruits d’une erreur et/ou d’une fermentation dite « sauvage » ; aujourd’hui les souches sont soigneusement conservées dans le laboratoire de la brasserie d’Orval). 
⇒ Brassée avec l’eau de la source d’Orval (les machines de la brasserie en bénéficient également pour leur fonctionnement).
⇒ Les variétés d’houblons allemands/yougoslaves et leur ajout à froid découlent de Pappenheimer, le premier maître-brasseur d’Orval (inventeur de la recette !) originaire de Bavière et formé au Dry-Hopping anglais (« houblonnage à cru »).
⇒ Production limitée à 80 000 hL/an (environ 25 millions de bouteilles).

Orval Vert : disponible uniquement sur place à la pression (au bar-restaurant L’Ange Gardien) ainsi que pour la consommation quotidienne des moines et de leurs hôtes.
⇒ Son nom fait référence à la teinte d’étiquette des premières bouteilles produites.
⇒ On le surnomme aussi « petit Orval » ou « petit vert » du fait de son taux d’alcool moins élevé que le classique (4,5% au lieu de 6,2% vol.).
⇒ Bière ambrée claire également et de fermentation haute.
⇒ Contrairement à l’Orval classique, ses saveurs ne sont pas du tout marquées par les brett (probablement pas utilisées dans cette recette) mais plutôt par des notes « vertes » des houblons et « crispy » des malts. 

Une bien belle visite conclue par un chouette trio dégustation (dont la dernière mériterait un vieillissement encore plus poussé mais ça, c’est pour plus tard, dans ma propre cave !…) ⇢ détour à faire sans hésitation pour quiconque se baladerait dans le coin !

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