BXLBeer Fest 2024

Récap’ du festival Bruxellois dédié à la bière artisanale qui s’est tenu fin septembre au TOUR & TAXIS, complexe événementiel en périphérie de ville.

Grand ensemble de bâtiments en briques emblématiques – anciennement centre douanier de Bruxelles –, TOUR & TAXIS est déjà beau et impressionnant par son échelle, ce qui donne un ton très positif d’entrée de jeu.

Modestement (parfois discrètement) mais suffisamment bien indiquée, l’entrée du festival se trouve aisément dans cet ensemble étrangement silencieux…

A l’intérieur, pourtant, la foule est déjà largement là, peu de temps après l’ouverture des portes. L’insonorisation est parfaite ou les gens sont très calmes, au choix.
On peut d’ailleurs reprocher le manque d’accompagnement sonore tel que musique ou, pourquoi pas, soyons fou/olle, bruits de fond type glings de verres, murmures, arbres grinçants, oiseaux automnaux, percussions en bois et autres joyeusetés originales… Mais ne soyons pas vache : l’intérieur vaut le coup d’œil et tout le monde semble content.e d’être là, c’est l’essentiel !

Un gros point positif du lieu : la lumière naturelle provenant des pans de toitures vitrées, garante d’une clarté continue jusqu’à la nuit tombée (bien entendu) et qui permet une large visibilité de l’intérieur qui a gardé ses marques industrielles typiques, agréables pour la vue.

Bien que la grandeur du lieu et le manque de décorations intérieures (en plus d’animations en tout genre – sonores mais aussi physiques/ludiques) peuvent au premier abord donner une impression de vide et de flop, on se laisse vite prendre au jeu des déambulations et des échanges et, surtout, de la flânerie.

Les constructions en bois pyramidales ou juste mode comptoirs disposées ça-et-là au centre de l’espace investissent joyeusement l’intérieur et contribuent bien à l’animation sociale.
Bien pensé/es et bien réparti/es, ces assises et points de dégustation sont parfait/es pour encourager les discussions, se reposer individuellement ou en groupe, déposer sacs et verres, apprécier une vue globale depuis un point haut, etc.

Pour se restaurer, la sélection est à mon avis assez chiche et plutôt lourde. Le manque de variations se fait vite sentir si l’on veut manger sur place midi et soir les 2 jours d’affilée.
De plus, les propositions végétarien.nes (on oublie d’ailleurs les frites, traditionnellement cuites dans la graisse de bœuf !) tendent à manquer et peu d’ajustements ont été proposés à cet effet par les peu de stands qui étaient présents cette année.

C’est, à mon sens, l’un des points d’amélioration principaux pour les prochaines éditions (si d’autres viendront ; affaire à suivre…).

En revanche, le fait que les food trucks soient tous situés dehors est très bien car ça évite les dégagements d’odeurs et de fumée qui peuvent vite saturer l’espace intérieur et surtout altérer les dégustations des bières.

Bon point aussi pour les stands annexes dans la seconde salle (entre la principale et les food trucks extérieurs), dédiés à la vente d’aliments et boissons fermenté/es ainsi que de produits artisanaux pouvant servir d’accompagnement aux bières (sauces piquantes, fromages locaux, etc.).

Comme précisé ci-dessus, il était donc aussi possible de déguster des softs fermentés tels que les kombuchas merveilleusement réalisés par Chris GILLARD de la Fermenterie des Champs Marmo en Haute-Savoie.

Pour les breuvages alcoolisés : la mise à l’honneur était bien entendu à l’artisanat d’échelle humaine (beaucoup de petites brasseries familiales et/ou avec moyens techniques personnels) avec une juste répartition entre brasseries belges, de pays voisins (France, Autriche) et étrangères plus lointaines (US, Canada…).
Cette pluralité a notamment permis de :
Savourer les styles belges traditionnels si bien faits et d’autres plus houblonnés ou même quelques expérimentations originales…
S’enjouer de découvertes (brasseries et/ou bières) et s’appuyer s’autres « valeurs sûres » vers lesquelles il est régulièrement bon de revenir
Découvrir et/ou comprendre différents procédés de création et fabrication, et établir un semblant de cartographie des techniques et savoir-faire traditionnels.

Des cidres étaient également proposés, non sans se rapprocher par certains profils de quelques lambics/gueuzes fort plébiscités.

Enfin, on peut saluer la présence de certaines références servies selon les techniques traditionnelles du Cask ou du Nitro (pression Azote).

Avec une population plus timide en style que pour d’autres festivals, je ne me suis néanmoins pas privée de capter, comme d’habitude, quelques tenues et attitudes qui m’ont plu et/ou sortaient tout naturellement du décor.

Ouvrez les mirettes ! ⇢

Pour ça, faut aller sur Insta ! 😉

On reviendra, une fois ! (non, jamais assez de cette blague)

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